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TIRTA SARI
ON THE ROAD





Travel over the News


         Longeant la côte.


         Nous avions repéré des cabanons aux bordures océanes. En nous y rendant, nous avons rencontré des démons maudissant des bénis sangs, des volcans bénissant des maudits sangs. Et des monts bondissant des démons surgissant. Mais revenons à nos cabanons...


         Ces cabanons désaltéraient de noix de coco un océan d'enfants. La sensation de bien-être et de liberté. L'absence d'autres touristes, saveur ajoutée. Parce que l'accueil des Balinais retrouvait l'authenticité qui parfois se dilué dans la foule. Agung, qui rappelait par intermittence sa présence, offrait cette absence et accompagnait les rares visiteurs par le spectacle de ses éruptions.

         La petite cabane où l'on s'était arrêté, faite de bois, de tôles et de palmes tressées, était un commerce très hétéroclite, son panache reflétait le déchainement des intempéries de l'Indonésie et témoignait que bien des épisodes s'étaient envolés au fil du temps dans le souffle des tempêtes tropicales. La boutique était soutenu par une famille. L'homme modelait le fer et la pierre, pour en faire des bagues. La femme liquidait des jus, de fruits, de café mais si tu préfères le thé, elle en avait aussi. Elle négociait une panoplie disparate allant de l'encens à l'essence, des chips aux bonbons, des fruits au confit, deux canards, et gens, cette année-là ne, passe pas par là ;) mais nous oui. Alors, je nous ai acheté des bagues serties de souvenirs et de sourires dont la préciosité n'est pas réservée aux riches. Nous avons bu un jus, à la noix, mais de coco qu'Elle avait infusé des premières heures du matin. Et taillé de ses mains.



         Le Pura Pulaki. À cinq minutes du cabanon en scooter. Mais oui, c'est le Monkey Temple... Énuméré sur la liste de nos envies. Un théâtre où les Hommes en cage, désennuient des singes impertinents de liberté. Les singes, ils étaient partout. Depuis la route qui longeait l'océan jusqu'aux grilles qui encerclaient le temple. Des familles entières, avec toujours un mâle dominant, protecteur à l'affut du geste de nous qui lui aurait déplu. Il ne fallait pas les fixer sous leurs foncés sourcils froncés, parce que, ce que les singes ont bien de commun avec l'homme c'est l'agressivité dont savent faire part ces anthropoïdes, capables d'exprimer un message de doux à rugueux en un éclair d'œillade aussi bien qu'une foudre peut unir deux regards.

Après avoir passé les gardiens du temple, des Dragons tournés vers l'océan, duquel arrive le danger, les grilles ont la permission de s'entrouvrir en émettant un son à miner le chant des grillons. Des jaunes, éclatant un blanc immaculé, colorent ce sanctuaire dans lequel les cérémonies, qui s'effectuent à l'intérieur d'un enclos de grilles âgées, ne peuvent être dérangées par la présence des nombreux primates. Entre autres, des gestes rituels sont des clochettes qui parfois teintent ce lieu d'aurore. Entre deux levers de soleil, des prières. Entre deux temples, des oiseaux. Entre deux poules, deux ombres d'ailes. Entre deux pannes, des scooters. Entre deux débats, des Balinais, un chat, entre eux et nous, qui taille sa mine et s'en va entre deux sommeils.

Lovina, rejointe après deux heures de lente route et d'arrêts fréquents. Le trafic, fluide, de ce côté de l'île nous autorisait encore à découvrir la région en scooter et cela était très plaisant. J'oscillais entre rester ou quitter cette région pour nous rendre à Candidasa, à la villa Sanu. Après Candidasa, située au Sud dans une des régions les plus chaudes de l'île, nous avions projeté de gagner Padangbai, ville portuaire où se trouvait l'embarcadère des Speedboat qui reliaient les îles Gili's. Mon fils avait pris un méchant coup de soleil lors de notre dernière sortie en océan. Je redoutais le soleil des Gili's. J'appréhendais la traversée, réputée souvent agitée, ainsi que les horaires d'un retour incertain depuis ces îlots situés au large de Lombok. Tous ces spectres hantaient l'attrait de notre dessein. Ces îles, d'incertitudes, pour elles, je voulais que l'on ouvre plus grand nos ailes. Jusqu'ici, hormis le coup de soleil, tout était facile et relativement simple à gérer. L'Indonésie avait surpassé nos espoirs. Cela pouvait gratifier de suffisamment de confiance pour chasser certaines inquiétudes qui, quelques fois encore, reviennent et puis s'en vont. Finalement, face à la passion les remparts de la peur s'effondraient. Des dangers, j'avais appris que trop les appréhender c'était construire sa vie sur un champ de mines et que se contorsionner pour les éviter c'était cesser de vivre. Je voulais enseigner à mon fils que le monde a des secrets, que l'on ne peut les percer qu'en allant le visiter. Que sur des bananiers, perchés, il y a des perroquets, qu'il faut naviguer vers de lointaines contrées pour les rencontrer. Que dans des océans étoilés, il y a des fleurs qui savent nager, qu'il faut plonger pour les admirer. Que sur ces ilots lointains, il y a des cocotiers qui effleurent le ciel pour caresser les nuages. Et que non, ce n'est pas des mirages que nous conte un vieux sage, que tout cela peut se vérifier en ne se contentant pas de rêver, en ne se laissant pas paralyser par les mauvais présages qui planent sur ces merveilleux paysages, mais en partant les visiter, ces lointaines contrées. L'envoi d'un message à notre ami et chauffeur, Suk, pour s'enquérir de sa disponibilité nous mena, quelques heures plus tard, vers de nouvelles découvertes. Équipement requis, chapeau, lunettes et crème solaire.



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Bali snorkeling




LA SAUVAGE ZONE

Bientôt dans les cent ciels

Préférant dealer avec la nature qu'avec les humains, elle a tout quitté pour vivre sur Gili Meno, un îlot d'indonésie à la faveur des volcans. Pour échapper aux séismes et aux tsunamis, une cabane dans un cocotier. Les oiseaux sont sa musique, et danse, sa sauvage zone.

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