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On the road... Et que la route est belle
On the road
Marché traditionnel
PURA ULUN DANU BERATAN
BANJAR HOT SPRING
PURA BRAHAMA VIHARA ARAMA










Travel over the News


         Banjar Hot Spring, un jour vert

Mon petit cachet effervescent m'entrainant, ce jour là, j'ai fait mon maxi môme pour garder une âme d'enfant clin.

         C'était un jour vers le nord, quelque part vers loin de l'hiver, un jour vers cent pommes, de l'autre côté du versant bleu. Enfin, je peux dire que c'était un doux jour où vert dominait.


         Il y avait ce trait de terre sur lequel était allée et venue la lame d'une scie pour en faire un chemin bordé de bananiers et de palmiers. Il y avait des escaliers en pierres et des statues verdies par la mousse et dont l'économie de parole rendait l'expression généreuse. Il y avait cette impression de planer au-dessus de la réalité, tant qu'il fallait forcer le trait pour souligner l'existence sous nos pieds. Il y avait des piscines d'eau chaude et verdoyante du soufre d'un volcan qui invitaient à se verser en elle pour esquiver la pluie. Je me suis assise au bord de lune d'aile, c'est te dire comme ça volait eau! Laissant mon stylo style ruisseler de feuilles en feuilles j'ai regardé l'éclat des arbres qui animait ces lieux. Et je voyais tant, et parce qu'il y avait tant , il y avait trop pour qu'un ou deux voyages suffisent. En offrande de Noël, Bali s'offrait en étrennes de Reine. Elle nous accueillait. Nous la cueillerions aussi, encore et nous irions gouter aux nectars de ses voisines à la même saison, ainsi qu'on se livre à un rituel, ainsi qu'on s'offre un talisman contre les jours trop courts. On tend bien les bras vers la branche qui, sous le poids de ses fruits, vers nous se penche après la saison verte. À l'or de ces fêtes, sous son ciel, une île nous offrait des ailes. Je voudrais bien le dire en vers, je ne sais pas d'écrire pourquoi on se sent aimés d'elle. J'ai pensé à ceux qui, loin, ne pouvaient pas nous voir, je me suis dit qu'ils ne fallait pas que ceux-là s'en fassent parce que nous ne pouvions pas les voir non plus. Finalement c'était bien plus reposant d'aimer ce qui nous aime, que ce soit une île, un océan, une saison chaleureuse, plus qu'un prince ou qu'une princesse, de séduisants instants. Aujourd'hui, se souvenir, c'est fondre la neige. Je me demande, combien d'été pourrons-nous ravir à l'hiver?

         Se taire panse, donc panse et pense, et parle, après...

         Vihara Dharma Giri

J'allais oublier de te parlécrire de cette journée où nous avons roulé des heures en direction du nord afin de nous rendre à Pupuan au Vihara Dharma Giri. L'accès du Vihara, terme désignant un monastère Bouddhiste, était filtré par des nāgas, नाग, serpent en sanskrit, et des statues qui ne laissaient entrer que ceux témoignant une aptitude à tempérer la turbulence qui caractérise notre vie de tous les jours. Ces reptiles, aux têtes de dragon, évaluaient cette compétence à notre capacité à lever le pied, voir les deux clin.

         À l'entrée, une dame, qu'il fallait remercier d'un don, ou d'une dinde, de Noël clin , s'est présentée sous le nom de Philo'Sophie, et tout en nous offrant une tasse de thé au riz elle nous a invitée au silence en prononçant ces mots :
" la paix, regardez-là venir dans l'instant présent..." .

Le temps se grisant au-dessus de nos têtes, nous sommes allé nous abriter au plus haut du site. Un escalier ouvrait la porte d'une bâtisse. Il s'y reposait, dans un silence ômmmm'niprésent ni pesant, une représentation divine et remerciée par mille offrandes, par fumées dansant et par des fruits colorés aux saveurs de Nirvananas, qui honoraient le message compliqué mais sage que le Bouddha délivrait en ces mots:
"que les eaux soient douces ou de sel, dans et sous l'érosion du temps, apprenez à demeurer solide, concentré et imperturbable par tout qu'il fasse et qui passe."
J'ai souri, parce que sous le fauteuil sur lequel son statut de sage trônait, un rat qui se prenait pour un serpent se mordait inlassablement la queue, et que, le message pas plus que le temps ne semblaient avoir de prise sur lui. Ensuite j'ai compris que le petit rongeur était dans une souffrance qu'il, sans un cri, ravalait, parce qu'il avait compris que parfois, le temps gagné à se taire panse.
Tu sais, un peu comme quelqu'un qui mâche ses maux afin de ne pas éclabousser autrui de sa pluie.
À l'extérieur, le grand bouddha blanc, semblait endormi. Nous étions venu le photographier. Il était étendu sur un plancher de bois en dessous duquel un bâtiment constitué de petites chambres sans fioritures offrait en vue les montagnes ennuagées. Les logements étaient loués aux personnes désireuses d'effectuer une retraite. Dans ce lieu, qui respirait le calme et la plénitude, nous avons croisé quelques pensées qui, vagabondes, tentaient d'échapper au présent mais qu'un "dong" émit par une cloche métallique, ramenait à l'instant. La visite dura quelques heures, entre celui qui dormait et celui qui méditait, cheminant avec lenteur sur les sentiers de la paresse où régnait la spiritu'alité. Après avoir quitté ce site très apai'zen, la soirée fut imprégnée par sa sérénité, sur un cana'paix, attentive au goutte-à-goutte qui rythmait le temps.

VIHARA DHARMA GIRI BALI

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VIHARA DHARMA GIRI BALI



LA SAUVAGE ZONE

Bientôt dans les cent ciels

Préférant dealer avec la nature qu'avec les humains, elle a tout quitté pour vivre sur Gili Meno, un îlot d'indonésie à la faveur des volcans. Pour échapper aux séismes et aux tsunamis, une cabane dans un cocotier. Les oiseaux sont sa musique, et danse, sa sauvage zone.

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